L'eau: source de vie

Indispensable au développement de la vie, l’eau douce est menacée par le gaspillage et les pollutions, alors qu’une majorité d’être humains n’a pas accès à une eau potable.


Une ressource pour tout le monde ?

L’eau n’est pas transportable sur de longues distances. Sa gestion doit donc se faire au plus près de la source (rivières, nappes souterraines, etc.). Certaines régions du monde sont mieux arrosées et/ou drainées que d’autre. Ces disparités entrainent des contraintes fortes pour les populations ayant difficilement accès à l’eau.
C’est un élément indispensable pour l’agriculture. Il faut, par exemple, 4500 litres d’eau pour produire 1 kilo de riz et 1500L pour un Kg de blé. Sans eau, pas d’agriculture : La demande croissante en nourriture peut mettre à mal la ressource en eau si l’homme ne met pas en place une irrigation raisonnée.

Certains pays ambitionnent de gros projets à fin de remédier à ces problèmes. Nous pouvons prendre l’exemple de la Chine qui envisage le creusement d’un canal d’environ 2000Km de long dans des régions où les pénuries sont de plus en plus présentes. Un autre projet a pour vocation le détournement des eaux du fleuve Congo pour irriguer les régions Sahéliennes.

D’autres régions du monde mettent en place des stations de désalinisation pour pouvoir bénéficier d’eau douce potable. Ces stations sont d’ailleurs la seule source disponible et demande de gros investissements et d’énergie.















A savoir : La typhoïde, le paludisme, le cholera, les maladies diarrhéiques constituent quelques unes des affections véhiculées par l’ingestion d’eaux polluées. Tous les ans, 8 million de personnes en meurent.
La consommation d’eau est dépendante du niveau de richesse et de développement. Un habitant des USA utilise en moyenne plus de 600L par jour, un européen entre 300 et 400L par jour et un africain de 20 à 30L.

Financement

Plus d’un milliard d’êtres humains n’ont pas accès à une eau potable abondante et de bonne qualité. Plus de deux milliards ne bénéficient pas d’un système d’assainissement. Le paradoxe veut que plus pauvre est la population, plus chère est la ressource. En Afrique, en Asie, au Moyent-Orient, l’eau n’arrive dans les quartiers extérieurs très pauvres que par camion ou est revendue par des intermédiaires. En 2000, l’ONU a fait de l’accès à l’eau potable l’un des objectifs de la déclaration du Millénaire. Il s’agit de diviser par deux le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’eau potable et à l’assainissement d’ici 2015. Il faudrait pour cela que le financement international passe de 16 à 33 milliards de dollars par an. Le rythme actuel des investissements est très inférieur à ces sommes. Selon L’OCDE, l’aide publique à l’eau a été quasiment divisée par deux entre 1997 et 2004.

Autres techniques d’irrigations :


La couverture intégrale
C'est la méthode d'arrosage la plus ancienne qui, grâce à l'utilisation des matériaux modernes comme le polyéthylène retrouve ses lettres de noblesse. Elle s'adapte facilement partout.
Elle peut être automatisable, mobile, ou enterrée avec une remontée télescopique à chaque arroseur.

Le goutte à goutte

Cette technique consiste à apporter l’eau sous faible pression jusqu’aux racines et à la distribuer au compte-goutte, à l’aide de petits tuyaux, posés sur le sol ou enterrés.
Les goutteurs peuvent être externes (à poser), en ligne ou en gaine.
On irrigue avec précision et on fait des économies d’eau considérables ; ce système n’humidifie que la partie de terre située au voisinage immédiat des racines et limite les pertes par évaporation, ruissellement ou infiltration profonde.

Aujourd'hui, le goutte à goutte s'utilise aussi bien pour des cultures fruitières, maraîchères, céréalières (maïs), floricoles, pépinières…
Ce principe s'associe naturellement à la fertirrigation qui consiste en l'apport des substances nutritives (engrais solubles, le plus souvent l'azote, le phosphore et potassium) nécessaires à la plante sous forme dissoute dans l'eau d'irrigation. Un mode qui permet de fertiliser les sols tout en préservant la ressource en eau.
Le moins : le goutte à goutte nécessite l’usage d’une eau filtrée afin de ne pas obstruer les petits tubes par lesquels l’eau est distribuée.

L’aspersion
Des canalisations enterrées distribuent l’eau par le biais de tuyaux mobiles qui alimentent des systèmes d’aspersion. A la façon d’une fine pluie, ceux-ci arrosent les plantations, en projetant de l’eau sous pression.
Ce système permet de limiter la consommation d’eau et d’utiliser une eau enrichie en produits fertilisants. Cette forme d’irrigation s’adapte à toutes les cultures (sauf celle du riz).

Irrigation par micro-aspersion
C’est un système d'arrosage particulièrement adapté aux grands massifs fleuris. Là où il faudrait 50 goutteurs pour arroser un massif, seulement cinq asperseurs suffisent. La répartition de l’eau est meilleure.

C'est une pluie très fine qui arrose à basse pression, ce qui n'abîme pas les fleurs et sur un rayon de 1 à 3 mètres. Il est très simple à poser, puisque tous les tuyaux sont en surface, avec des raccords à emboîter ou à visser.

Algérie, une expérience de lutte contre la désertification par la plantation
En Algérie, on utilise un ingénieux système d'irrigation, les "foggaras" (ou Qanats). Ce sont des galeries souterraines qui font circuler une eau captée en profondeur grâce à la gravité. Une foggara, creusée à main d'hommes dans un terrain aquifère, amène l'eau en amont vers les palmeraies ou une zone d'irrigation. Aujourd'hui, du fait du coût de la main d'oeuvre, il est très rare qu'on en creuse de nouvelles.

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